Frédérique Gomez, Commissaire de massif, Massif central

Le Massif central est un territoire vaste comme l’Irlande et le Portugal, c’est la plus grande prairie d’Europe et le premier bassin allaitant. Il est composé, pour un quart de sa surface, de forêts.  C’est un massif de moyenne montagne peu peuplé mais une montagne habitée, maillée de villes moyennes et de centres bourgs. On y compte aussi 3 grandes villes. Ce territoire est central, au carrefour de grands axes autoroutiers, ce qui lui confère un certain attrait, notamment pour les entreprises qui souhaitent s’installer au cœur de l’Europe. Ses ressources naturelles patrimoniales, culturelles et industrielles sont nombreuses.  Si on connait le Massif central pour ses paysages, on ignore trop souvent qu’il a une forte tradition industrielle, des filières traditionnelles (agro-alimentaire, bois, pierre…) mais aussi des filières de pointe (biotechnologie, aéronautique…) – prenons pour exemple le pôle aéronautique de Figeac. Des pôles universitaires sont implantés sur le territoire, développant des compétences et de la main d’œuvre qualifiée. Le Massif central attire de plus en plus de personnes à la recherche d’une qualité de vie.

Que sont les politiques Massif central ?

La loi de 1985 est l’acte fondateur des massifs, elle reconnait les spécificités des zones de montagne et le droit à l’auto-développement de ses territoires. Les politiques publiques qui y sont liées ont pour objectif d’accompagner le développement des massifs en s’appuyant sur leurs atouts.  La loi du 28 décembre 2016, dite Loi montagne acte II, rappelle ces principes et insiste sur la capacité des massifs à devenir des territoires d’expérimentation. Ces politiques sont partenariales, interrégionales et transversales, couvrant plusieurs thématiques au service de l’attractivité et du développement du territoire – 140 millions d’Euros de fonds publics y sont consacrés pour la période 2015-2020 via la Convention de Massif central et le Programme FEDER Massif central.

 

Pourquoi l’Etat soutient-il Macéo ?

Il y a un vrai besoin d’intelligence collective pour accompagner les territoires et les acteurs dans leur développement. Macéo doit être un incubateur de projets d’innovation territoriale en identifiant les besoins, en initiant des réflexions rassemblant les différents acteurs concernés en les faisant murir pour pouvoir les transformer en projets qui pourront être, par la suite, accompagnés par les programmes Massif central.

Frédérique Gomez, Commissaire de massif, Massif central

Laisser un commentaire